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| | Un extrait de Roman => Scène de combat | |
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Noony Voyageur

 Age : 20 Inscrit le : 24 Juin 2006 Messages : 26
| Sujet: Un extrait de Roman => Scène de combat 24th Juin 2006, 11:24 | |
| Voilà un extrait de mon roman en cours, mettant en scène un "combat"... n'étant pas très douée pour relater tout ça, j'en viens vous demander vos opinions  Est-ce que cela tient la route ? A noter que ce passage à subit une pré-correction, vous n'avez pas vu le pire !
{Extrait du chapitre XVII}
Les jours suivants furent particulièrement éprouvants. Chaque soir, Aileen se rendait à l’entraînement. Le Maître leur apprenait l’attaque, la parade, l’esquive et l’anticipation. Et chaque soir encore, Murmure s’inquiétait de son état de fatigue. Aileen répondait alors au fantôme qu’elle trouvait cette sensation jouissive. Au moins, elle n’avait pas le temps de penser ou de pleurer, elle s’endormait de suite pour se réveiller en vue d’une journée toute aussi longue et épuisante. Le travail était devenu la première devise de la jeune fille. C’était comme un alcool enivrant : elle écoutait en cours, participait le plus possible, s’attirant les foudres des élèves les plus appliqués. Lorsqu’elle retrouvait le Maître pour les séances d’entraînement, elle dépensait toute l’énergie qu’elle possédait. Son objectif était à présent très clair dans son esprit : elle deviendrait veilleur et combattrait les Clans. Elle ferait payer à tout ces vauriens le meurtre de sa sœur. Lorsque le Lémure lui posait des questions sur l’avenir, Aileen lui expliquait son projet. Bien sûr, être à l’extérieur lui permettrait de chercher plus activement la sœur de Murmure. La seule contrainte était le temps : elle ne deviendrait pas veilleur du jour au lendemain. A cela, le fantôme répondait en souriant qu’il avait attendu près d’un siècle, et que ce n’était pas une année de plus qui lui faisait peur. Aileen attaqua donc une nouvelle semaine avec ces objectifs. Les entraînements continuèrent, de plus en plus difficiles. Un soir, après plusieurs exercices consistant à dégainer et rengainer leurs armes, il annonça d’un ton ferme : « A présent, nous allons passer à l’étape suivante. Lylonna, Aileen, avancez-vous je vous prie. » Les deux pensionnaires échangèrent un regard inquiet, mais ne protestèrent pas. Elles firent quelques pas et attendirent les ordres du Maître. Celui-ci les considéra un long moment durant, comme pour jauger leur niveau. « Vous allez faire un premier combat. » Aileen serra aussi fort qu’elle le put la garde de son épée avant de la dégainer du geste fluide qui lui avait demandé bien des jours d’apprentissage. Lylonna parut contrariée l’espace d’une seconde avant de l’imiter. « Bien, fit le Maître. Le but est très simple : il va falloir vous battre dans l’optique que seule l’une d’entre vous survivra à ce combat. Défendez-vous comme si votre vie en dépendait, mais prenez garde à ne pas blesser votre opposant ! » Lylonna ouvrit la bouche, sembla vouloir contester, puis se ressaisit. Aileen, quant à elle, ne voyait aucune objection à cet exercice. En possession d’une arme, elle se sentait habitée d’une intense sensation de pouvoir. Elle n’avait qu’une seule envie : tout faire pour mettre son adversaire au tapis. Lylonna rejeta sa chevelure rousse en arrière avant de saluer Aileen. « Allez-y ! » clama le Maître. A ce simple signal, Lylonna chargea. Sa rapière décrivit une courbe rapide et redoutable. Aileen essaya de bloquer l’arme, mais fut trop lente. Elle poussa un cri lorsque la lame frôla son bras puis recula en trébuchant. Sans réfléchir, elle plaça un contre rageur que Lylonna para sans difficulté. Les deux armes se heurtèrent avec force dans un bruit qui résonna dans toute la salle. Arelun suivait la scène avec attention, de la sueur perlant à son front, alors que le Maître arborait une expression de paisible jubilation. Alors qu’Aileen contrait avec une difficulté croissante, Lylonna semblait à son aise, sa chevelure tourbillonnant comme des flammes autour d’elle. Elle était plus grande, plus musclée et rapide. Après un échange puissant bien qu’encore un peu maladroit, Lylonna décida de profiter de son avantage physique pour en finir avec son adversaire. Les lames croisées des deux jeunes filles bloquèrent à mi-hauteur. La jeune Manérian décida alors de feindre sur le côté, mais son adversaire lui donna un coup de pied vicieux au niveau du tibia, ce qui la fit trébucher. Aileen n’eut pas le temps de reprendre son équilibre et tomba à plat ventre sur le dallage de la salle. La jeune fille se releva avec difficulté. Lylonna menaçait sa gorge de sa rapière, un sourire triomphant aux lèvres. Le Maître applaudit avec enthousiasme. « Excellent Lylonna ! Excellent ! » Il s’avança jusqu’à la jeune fille qui venait seulement d’abaisser son arme. Honteuse, Aileen essaya de se redresser, mais son tibia la faisait souffrir. Arelun vint alors à ses côtés et l’aida à se lever. « C’était formidable, dit le Maître en prenant Lylonna par les épaules. Tu as de réelles prédispositions ! - Je n’en sais trop rien… Je n’aime pas vraiment l’idée d’apprendre à tuer. » Le Maître regardait sa brillante élève, les yeux pétillants d’admiration. En revanche, lorsque son regard se posa sur Aileen, ses traits devinrent plus durs. « Tu manques de force, annonça-t-il d’un ton sec. Tes coups sont précis, tu sais anticiper, mais ton corps n’est pas encore habitué à l’effort. » Aileen acquiesça bien qu’elle se sentit submergée par un sentiment de déception. Alors que son esprit était happé par de sombres pensées, elle vit apparaître des volutes de fumées bleues à quelques mètres d’elle. Murmure apparut, son visage translucide exprimant un profond désarroi. « Je peux t’assister. » dit-il de sa voix enfantine. Aileen jeta un coup d’œil en direction de Lylonna. A ce rythme, la jeune fille serait une adversaire féroce. Elle prit alors conscience de la rivalité dans laquelle un tel enseignement les plongeait. Murmure s’approcha de son amie, son corps flottant dans l’atmosphère laissant des traînées bleutées derrière lui. « Si tu n’ai pas assez forte au combat, je peux troubler ton ennemie. Nous bataillerons ensemble, je ne risque rien, et personne d’autre que toi ne peut me voir. » insista-t-il. Aileen songea alors à Zitiane, la Dresseuse. Cette femme était forte. Le parcours de la réussite était semé d’embûches, mais aussi de choix à faire. Aileen ne comptait pas perdre sa chance de devenir veilleur, même s’il fallait être quelque peu immorale afin d’y parvenir. Personne ne pouvait soupçonner l’existence du fantôme, et elle lutterait avec lui, même si cette victoire ne lui appartiendrait pas totalement. « D’accord. » souffla-t-elle. Arelun tourna son visage ingrat et boutonneux vers la jeune fille. « Tu as dit quelque chose ? demanda-t-il d’un ton presque craintif. - Non, je réfléchissais. » Aileen empoigna son épée, sentant son visage s’enflammer. Elle avait la rage de vaincre. Elle n’était plus la brave sœur ainée, toujours prête à dispenser des conseils aux autres, sage et respectée. Cette fille-là était morte en même temps que Mylianne, blessée par un affreux détraqué, puis achevée par le regard inquisiteur des autres pensionnaires. Aileen ne voulait plus être raisonable et morale. Car on lui avait mentit. Dans cette Pension, on lui mentait depuis le début. Le monde n’était pas une bâtisse froide et élégante où l’on apprenait à devenir une épouse modèle. Le monde n’était pas non plus un endroit où tout ce que l’on devait savoir se trouvait dans des livres poussiéreux. On mourait dans ce monde. Et parfois même lorsque l’on était une jeune fille de treize ans. « Lylonna ! » clama-t-elle d’une voix forte. La jeune fille fit volte-face. Aileen pointa son épée vers son adversaire. « Je veux ma revanche. » La pensionnaire sourit, comme amusée, mais le visage d’Aileen resta fermé. Alors Lylonna fronça les sourcils et fit siffler sa rapière. Le combat s’engagea, bien plus impitoyable que le précédent. Ni le Maître, ni Arelun ne parlaient, obnibulés par cette scène. Une tempête faisait rage dans la tête d’Aileen, l’adrénaline déferlait dans ses veines. Lylonna attaqua avec une rapidité éblouissante, et Aileen contra de justesse. Alors que la brillante élève allait de nouveau passer à l’attaque, redoutable, son geste fut plus lent, hésitant. Aileen réprima un sourire mesquin : le fantôme venait de saisir le bras de Lylonna, l’engourdissant de sa froideur mortelle. Cet instant de trouble fut suffisant à Aileen pour prendre le dessus. L’acier cliquetat. Lylonna para d’un revers élégant. Cette fois, Murmure posa ses doigts glacés sur les épaules de l’adversaire, et celle-ci eut un mouvement instinctif de recul. Aileen glissa sur le côté, son épée s’enroula autour de la rapière ennemie, qui s’envola quelques mètres plus loin. Lylonna avait perdu. « C’est nettement mieux ! » dit le Maître en tapant des mains. Lylonna regardait sa main vide d’un air hébété. Arelun, muet d’admiration, se contenta d’aplaudir. Aileen sourit au Lémure, qui lui adressa un clin d’œil avant de disparaître dans un tourbillon bleuté. Voilà qui tournait à son avantage. _________________ |
|  | | Manu21 Grand Nom

 Age : 19 Inscrit le : 14 Sep 2005 Messages : 491 Armées Jouées : Bretonniens Localisation : Bretonniens
| Sujet: Re: Un extrait de Roman => Scène de combat 24th Juin 2006, 21:30 | |
| Non seulement elle déssine bien, mais en plus elle écrit bien ........
perso, j'ai beaucoup aimé !! le seul problème je te dirais, c'est que connaissant pas les perso ni trop leur histoire, on assiste à un combat "banal".
Par contre, un truc me gène.......elles n'ont que 13 ans ??
aurais-je mal compris ?? en tous cas, si c'est bien ça, je pense que ça fait vraiment jeune pour avoir le niveau décrt dans le combat, si ce n'est pa ça, alors on oublie !! ^^
Bon, perso, je n'y vois rien à redire (sauf ce problème d'age), car tout simplement, mon niveau en français ne me le permet pas !!
Sinon, c'est vraiment bien, et hestime tout heureuse que je réponde, car je ne li que très, mais alors très rarement les textes posés sur les sites !!
Encore bravo,
Manu
PS: à 17 ans tu écris déjà un roman ?? |
|  | | † Léviathan † Maître des Lieux

 Age : 23 Inscrit le : 07 Sep 2005 Messages : 3095
| Sujet: Re: Un extrait de Roman => Scène de combat 24th Juin 2006, 23:15 | |
| | Citation: | | Si tu n’ai pas assez forte au combat, je peux troubler ton ennemie. |
N'es
Qui a corrigé ton texte ? (ça, c'est facile, je sais... )
Il est très bien ce combat. Je ne vois pas ce qu'il y aurait éventuellement à changer. Félicitations.
Lévia' |
|  | | Solmyr Mercenaire

 Age : 16 Inscrit le : 19 Oct 2005 Messages : 172
| Sujet: Re: Un extrait de Roman => Scène de combat 25th Juin 2006, 11:06 | |
| Commençons les choses sérieuses ^^
| Citation: | | Aileen serra aussi fort qu’elle le put la garde de son épée avant de la dégainer du geste fluide qui lui avait demandé bien des jours d’apprentissage. |
Phrase lourde, ponctue, retourne exemple : blabla avant de la dégainer d'un geste fluide, technique qui lui avait demandé bien des jours d'entraînement.
| Citation: | | mais son adversaire lui donna un coup de pied vicieux au niveau du tibia |
coup de pied vicieux...ça s'eintercalle pas super bien dans le texte ^^
| Citation: | | Murmure s’approcha de son amie, son corps flottant dans l’atmosphère laissant des traînées bleutées derrière lui. |
entre atomosphère et laissant, rajoute un "en" ou une virgule 
Dans l'ensemble c'est bien, peut-être un peu rapide par moment ou bien des manques de descriptions avant et après le combat  _________________ youpi |
|  | | Le Rat Modérateur

 Age : 16 Inscrit le : 22 Juin 2006 Messages : 560 Armées Jouées : Le Chaos dans toute sa magnificence
| Sujet: Re: Un extrait de Roman => Scène de combat 25th Juin 2006, 11:40 | |
| Aaaah très bien comme texte!
Inspirée par Ewilan?
C'est vrai que nous n'avons pas toutes las cartes en mains pour juger (même si on devine tout de même) mais si tu arrives à tenir un tel rythme pendant out le roman ce sera parfait.
Peut être que si le combat durait plus longtemps avec une meilleure description des coups il serait plus prenant.
| Citation: | | à 17 ans tu écris déjà un roman ? |
Moi je commence à 14 ans mais je n'aurai sûrement pas finis avant 17. :face:
Le Rat, bravo donc. |
|  | | † Léviathan † Maître des Lieux

 Age : 23 Inscrit le : 07 Sep 2005 Messages : 3095
| Sujet: Re: Un extrait de Roman => Scène de combat 25th Juin 2006, 12:58 | |
| | Citation: | | Moi je commence à 14 ans mais je n'aurai sûrement pas finis avant 17 |
Moi j'ai commencé il y a un an, mais comme je crée un univers, son fluff, ses races, son historique, sa carte, ses villes, ses guerres, et de plus, LE ROMAN, j'en pour de longues années.
Enfin, il sera prêt avant que j'arrive à la quarantaine. ( Je suis on ne peut plus sérieux )
Lévia' H.S et merde ^^ |
|  | | Le Rat Modérateur

 Age : 16 Inscrit le : 22 Juin 2006 Messages : 560 Armées Jouées : Le Chaos dans toute sa magnificence
| Sujet: Re: Un extrait de Roman => Scène de combat 25th Juin 2006, 14:34 | |
| Moi de même. On monte une association? ^^ Tout un univers à créer, et original en plus, pfiou.
Au moins c'est marrant on peut s'amuser à y cacher des références.
Le Rat, très bon texte sinon (et voilà, pas HS!). |
|  | | Noony Voyageur

 Age : 20 Inscrit le : 24 Juin 2006 Messages : 26
| Sujet: Re: Un extrait de Roman => Scène de combat 25th Juin 2006, 17:06 | |
| Wouaw ! Je m'attendais pas à autant de réactions ^^ Merci ! Pour fêter ça, je met un extrait du chapitre 15, explication des cours d'Aileen avec le maître :
[EXTRAIT DU CHAPITRE XV]
-
« Aujourd’hui, nous allons parler des Jadiels ! » Monsieur Bellor inscrivit le nom au tableau, faisant crisser sa craie. Aileen écoutait passivement, retranchée derrière sa table. Arelun venait de s’asseoir à ses côtés, en panique. Il s’était encore trompé de numéro de salle. La pensionnaire leva les yeux au ciel. Ce jeune homme était la risée de la Pension Sybilène et la cible principale les sarcasmes de Dame Irane. Son physique ingrat n’arrangeait pas les choses. « Excuse-moi, dit-il en ouvrant son livre. Mais il n’y a pas d’autres places… - Ce n’est pas grave. » assura Aileen. L’enseignant d’histoire s’était arrêté quelques instants, observant Arelun avec une pitié que tout le monde eut loisir de lire sur son visage. Lorsque le jeune homme fut installé, il reprit : « Les Jadiels sont des personnes exceptionnelles qu’il est raricime de rencontrer ! On peut les identifier très facilement grâce à leur peau noire comme l’ébène. Ce pigment particulier est assimilé à la « bénédiction de l’Oraison ». Ces personnes auraient des capacités inouïes… » Alors qu’Aileen prenait des notes, elle se surprise à se perdre dans ses pensées. Elle se demandait ce qu’il était advenu du Jeu des Quatre Vents. Quel genre d’usage pouvait en faire le Maître ? « … On soupçonne les Jadiels d’être les créateurs et créatrices des Objets Tabous… » Aileen releva brusquement la tête. Avait-elle bien entendu ? Monsieur Bellor expliqua en bref ce qu’était un Objet Tabou et à quel point ces artefacts étaient recherchés. Puis il poursuivit son cours sur le système de gouvernement d’Hélderion en expliquant encore une fois les activités de telle ou telle Corporation. « D’ailleurs vous allez bientôt faire votre choix d’orientation, ajouta-t-il très sérieusement. J’espère que vous y réfléchissez ! » En effet, Aileen y avait beaucoup pensé. Il était apparu qu’elle s’était découverte une très grande attirance pour la Corporation des Guerriers de L’Aurore. La raison était simple : elle voulait venger Mylianne, coûte que coûte. Et pour cela, son nouvel objectif était clair. Elle souhaitait devenir veilleur. Ainsi, elle pourrait traquer les Clans, ces monstres sans cœur qui lui avait arraché sa petite sœur. A cette idée, un sourire satisfait nacquit sur son visage. Elle commençait à être lassée des cauchemars et des larmes. Il était temps d’agir. Lorsque le cours fut terminé, monsieur Bellor frappa dans ses mains. Alors qu’Aileen et Arelun rangeaient leurs affaires, il leur fit signe de venir les voir. La pensionnaire fronça les sourcils, intriguée. Elle sentit le regard perçant de Yamilia peser dans son dos alors qu’elle s’approchait du bureau de l’enseignant. « Mademoiselle ! clama monsieur Bellor à l’adresse de Yamilia, qui prenait volontairement son temps pour ranger ses livres. Dépêchez-vous, je vous prie. » La jeune fille lui décocha son sourire éclatant avant de quitter la salle de classe d’un pas traînant. Arelun se tenait en retrait, ne croyant apparemment guère que l’enseignant ait quelque chose à lui dire. Aileen, quant à elle, brûlait de curoristé. « J’ai un message à vous transmettre à tous les deux, les informa monsieur Bellor. Le Maître souhaite que vous veniez dans ses appartements juste après le repas du soir. » Aileen écarquilla les yeux, surprise. Arelun s’avança de quelques pas et demanda d’une voix aiguë : « Vous êtes sûr que c’est aussi valable pour moi ? » Monsieur Bellor toisa du regard l’adolescent chétif. Son visage fin au teint cadavérique était dévoré par une acnée persistante et ses deux yeux bleus semblaient emprunt à un étonnement constant. « J’en suis sûr, approuva monsieur Bellor. Tâchez de ne pas être en retard, il a dit que c’était très important ! »
-
Les appartements du Maître se trouvaient dans l’aile gauche de la Pension Sybilène. Cette partie du bâtiment était réservée aux logements des enseignants et du personnel. Dès la fin du repas, Aileen s’y rendit d’un pas rapide. Il lui tardait de savoir ce que cette convocation signifiait. Elle sortit dans le jardin de la pension et s’arrêta sur les larges marches. Le ciel était inondé des couleurs chatoyantes du soleil couchant. Des volutes rougeoyantes s’envolaient vers le firmament, trâces muettes des rejets des usines en périphérie de Mizin. La jeune fille savait que de nombreux gens travaillaient là-bas, dans la crasse et la misère. Mais c’était ainsi. On lui avait enseigné que le système ne pouvait pas changer. Aileen se mit à longer la façade flanquée de fenêtres de l’imposant bâtiment, regardant de temps à autre les visages concentrés des pensionnaires sur leurs livres. La fin de l’année approchait et la jeune fille allait bientôt entrer dans un nouveau cycle. Elle soupira et se dit que la treizième année de l’Ere des Trois-Royaumes s’annonçait difficile. « Où vas-tu ? » Le fantôme venait de se matérialiser aux côtés d’Aileen, iradiant de son étrange lueur bleutée. La pensionnaire le regarda intensément : elle était la seule à pouvoir le voir, et c’était assez troublant d’observer certains élèves le traverser en frissonant, se plaignant d’une brise froide qui s’était soudain levée. « J’ai été convoquée par le Maître. » répondit-elle à voix basse. Elle ne voulait pas qu’on la surprenne à parler seule. L’enfant se mit à envelopper Aileen de son manteau de spirales bleues. « Ah ! s’exclama-t-il. Celui qui s’occupe de cet endroit. Je vois. Il veut quoi ? - Je ne sais pas encore. » Le lémure se mit à tournoyer dans le ciel. « Au fait, tu ne m’as toujours pas trouver de nom ! » rappela-t-il. Aileen s’arrêta quelques instants de marcher. Un vent frais s’engouffra dans ses cheveux et caressa son visage. « Tant que l’on n’a pas retrouvé ton identité, je vais te nommer Murmure. Comme ça, tu te souviendras toujours du manoir d’où tu viens. » L’enfant s’approcha d’elle et effleura ses joues de ses doigts translucides. Aileen frémit. Il avait l’air d’apprécier. « Maintenant, je dois rejoindre le Maître, dit-elle avec calme. Ne te montre pas s’il te plaît, cela risquerait de me perturber… » Le fantôme opina du chef et disparut dans un tourbillon de volutes azurées. Aileen sourit et s’éloigna du jardin, prenant la direction de l’aile ouest de la Pension. Elle poussa une lourde porte et pénétra dans un corridor éclairé par des lampes de cristal fixées aux murs de pierre nue. Les appartements du Maître étaient faciles à trouver : il s’agissait de la porte en bois du fond dans laquelle avait été sculpté la devise de la Pension :
« Enfant, cesse de regarder à tes pieds, Je te donne la connaissance et le savoir, Lève les yeux vers le ciel étoilé, Déjà, se dissipent la nuit et le noir. »
Aileen resta quelques instants immobile à relire ces vers. Puis elle frappa à la porte et celle-ci s’ouvrit presque immédiatement sur le Maître. « Nous t’attendions. » annonça-t-il de sa voix grave. Il s’effaça pour laisser entrer la jeune fille. Cette dernière s’avança timidement dans la pièce et resta quelques instants bouche-bée. Elle avait vu beaucoup de beauté dans sa vie, mais c’était la première fois qu’elle voyait un endroit aussi rafiné sur le Royaume Thyrane. Grâce aux immenses fenêtres orientées vers le sud, la salle était inondée d’une lumière dorée et agréable. Les murs étaient recouverts d’un élégant papier peint aux motifs d’astres qui luisaient à la lueur du soleil. Une vaste table trônait au centre, sur laquelle étaient mises à disposition d’innombrables corbeilles de fruits. Arelun était également présent, aux côtés d’une ravissante jeune femme, et tous deux attendaient devant les fenêtres sans mot dire. « Aileen, je te présente Arelun Merch et Lylonna Etoilia. » La pensionnaire fit un signe de la main à ses deux collègues. Arelun semblait particulièrement écrasé dans ce somptueux décor, alors que Lylonna paraissait rayonner. Ses cheveux, longs et bouclés, auréolaient son visage frais et harmonieux. Ses yeux turquoise renvoyaient un éclat vert-bleu peu commun, comme n’aurait pu le faire le plus pur des lagons. Elle était la beauté incarnée. Le Maître s’installa à la table et invita les trois élèves à s’asseoir. En prenant place sur une chaise, Aileen se demanda ce qu’elle faisait ici. Elle ne voyait pas ce qu’elle avait en commun avec Arelun, le bouc émissaire de la Pension, et Lylonna, qu’elle connaissait de réputation comme étant la plus brillante des élèves. La jeune fille se tourna vers le Maître. Il était enfoncé dans un fauteuil, à la fois nonchalent et puissant. Aileen n’arrivait pas à lui faire confiance, et pourtant, il suscitait chez elle une grande admiration. « Bien, fit-il en joignant les mains sur la table. Je vous ai convoqué ici, tous trois, pour une raison très particulière. » Aileen fronça les sourcils. Un étrange préssentiment lui étreignait le cœur. « Quel genre de raison ? » demanda Lylonna de sa voix claire. Le Maître lui adressa un sourire indulgent. « Et bien… Je vous ai choisi afin que vous bénéficiiez de cours très spéciaux. - Moi aussi ? » fit Arelun, à la fois étonné et dépité. Aileen se souvint alors avec quelle agressivité cet homme l’avait interrogé au sujet de sa sœur. Et son impitoyable façon de la renvoyer dans sa chambre alors qu’elle avait apprit la terrible nouvelle. Elle sentit ses muscles se raidir. « Toi aussi, Arelun, confirma le Maître. Je vais vous offrir une formation exceptionnelle. Une mission qui m’a été confiée par Soleil III en personne. » Cette dernière phrase eut l’effet escompté. Aileen, Arelun et Lylonna échangèrent des regards étonnés. Le Maître sourit, mais il avait les traits tirés et ne paraissait pas aussi content qu’il voulait le monter. « Sa Majesté m’a demandé de former quelques élèves. Je vais donc vous enseigner ce qu’apprennent les veilleurs dans leurs premières années d’instruction. Mais, à la différence des membres de la Corporation des Guerriers de l’Aurore, vous devrez pour le moment agir dans l’ombre. Disons que vous n’êtes que d’hypothétiques apprentis. Tout ceci devra rester secret. » Aileen déglutit péniblement. Le Maître lui décocha un regard perçant. « En quoi consiste cette formation ? » questionna Lylonna, qui ne semblait pas perturbée outre mesure. Le dirigeant de la Pension Sybilène poussa un soupir et répondit avec son sempiternel flegme : « Que d’interrogations ! Pour le moment, je vous demande simplement de venir me voir chaque soir après le repas. Si on vous pose des questions, inventez un prétexte stupide. » Aileen secoua la tête de gauche à droite. Son cœur cognait à grands coups dans sa poitrine. Elle sentait qu’il y avait autre chose dans cette proposition, et se décida donc à parler : « Si je veux devenir veilleur, je n’ai qu’à terminer mon cycle et à intégrer la Corporation des Guerriers de l’Aurore ! Pourquoi m’engagerais-je à prendre des cours supplémentaires avec vous ? Je… » Le Maître l’interrompit d’une voix douce : « Allons, Aileen. Ce que je vous offre à tous trois est une chance exceptionnelle. – Mais pourquoi nous ? » s’enquit Arelun, dont le regard exprimait une grande panique. L’homme grimaça et ses mains osseuses agripèrent l’accoudoir de son fauteuil. « Je répondrais à tout ceci en temps voulu. Pour le moment, venez chaque soir. Vous en saurez plus au fur et à mesure ! Ceci est un ordre. » _________________ |
|  | | Krahendron Ecuyer

 Age : 20 Inscrit le : 18 Nov 2005 Messages : 91
| Sujet: Re: Un extrait de Roman => Scène de combat 25th Juin 2006, 17:44 | |
| C'est vrai qu'il font penser à Ewilan. Mias bon c'est de supers récits.
PS : Tu pourrai nous les donnés dans l'ordre s'il te plait ? (ben oui même si le début c'est pas souvent le meilleur je préfère le connaître) _________________ La mort est un art que les eldars maîtrisent à la perfection. |
|  | | † Léviathan † Maître des Lieux

 Age : 23 Inscrit le : 07 Sep 2005 Messages : 3095
| Sujet: Re: Un extrait de Roman => Scène de combat 30th Juin 2006, 11:43 | |
| Euh, c'est des extraits, autrmeent dit, des passages pour nous faire saliver !
La suite est à la hauteur 
C'est sublime !!
Encore  |
|  | | Sanguinius Ecuyer

 Age : 19 Inscrit le : 26 Mai 2006 Messages : 83 Armées Jouées : necrons , sm , nains , GI , ...
| Sujet: Re: Un extrait de Roman => Scène de combat 30th Juin 2006, 15:19 | |
| les textes sont trés bon ...
bien écrit , bien que l'on aie pas toutes les informations en mains pour pouvoir imaginer la scéne ( description totale des figurants entre autres , et l'univers dans lequel ils évoluent ... )
une ou deux erreurs de styles , mais vraiment négligeables ...
quelques fautes d'orthographes ; mais trés peu ....
donc un ensemble trés bon , mais il faudrait un bref texte apéritif pour nous "mettre" dans l'univers ...(moyen-âgeux d'aprés ce que j'ai put lire ...) _________________
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|  | | | Un extrait de Roman => Scène de combat | |
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