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récit tyranide

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gauntus_gloutonus
Mercenaire


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MessageSujet: récit tyranide   16th Septembre 2006, 14:33

Salut à tous
voilà sur ce site :
http://chaosdestyranides.free.fr
il y a une section récit et je compte mettre d'autre, je vous conseil d'y aller vous les tyty car il y a de belle conversion (constrictor, fusil épine,...)
maintenant bonne chance à vous pour lire se pavé qui viens de Sorvan traduit par Dominaflex

perso je l'adore

Je me rappelle de cette nuit d’horreur. Elle a pour toujours marquée mon existence, forgeant ma haine contre ces créatures que j’ose à peine nommer aujourd’hui de peur de réveiller des souvenirs qui doivent rester éteint. A l’époque, j’étais un jeune soldat de la garde impériale naïf et enthousiaste, je ne connaissais ni la guerre ni la mort, ma foi en l’empereur était inébranlable. je n’avais qu’une seule hâte, c’était de combattre les ennemis de l’impérium, comme tous mes camarades. lorsque l’on nous a recruté, on nous a dit de ne pas nous inquiéter car l’empereur de l’humanité protégeait tous ceux qui combattaient pour lui et nous y avons cru. Fou et ignorants que nous étions ! pour ma première mission sur le terrain, on m’envoya sur Reesa, une planète magnifique, luxuriante et dont la majeure partie était recouverte d’immenses prairies arrondies par de petites collines vertes. en plus d’être très accueillante, cette planète possédait d’immenses filons de minerais et pierres précieuses. Le but de notre présence était de protéger les sites pendant les travaux d’aménagement. Cette planète était convoitée par beaucoup de races et l’on s’attendait à des affrontements. Nous passâmes de longues semaines à attendre, postés tous les trois mètres autour des travaux. J’avais bien sympathisé avec juliana, une jeune recrue à ma droite et avec Günter, un soldat un peu plus expérimenté à ma gauche. je me disais que ce boulot n’était finalement pas si dur tant l’ambiance était bonne. Un soir, alors que j’étais de garde, la tension était montée : on avait appris qu’une équipe d’éclaireurs ne répondait plus aux appels.
Tout le monde s’attendait à voir débarquer une armée d’orks car des rumeurs en faisaient état depuis quelques jours. La surveillance avait été redoublée et nous étions tous à l’affût du moindre signe de danger. Les puissants projecteurs s’allumèrent à la tombée de la nuit, balayant inlassablement les prés alentours. Je savais que les orks n’étaient pas du genre discrets et que dans le silence de la nuit il serait facile de les entendre de loin. L’air était chaud et les insectes nous berçaient doucement de leurs stridulations aiguës. Mais tout à coup, un détail me sortit de ma léthargie : il n’y avait plus du tout de bruit, plus aucun insecte, rien. Mes sens se mirent en alerte, je regardait les zones éclairées avec le plus d’intensité possible. A ma gauche, Günter avait senti également le danger et il avait épaulé son fusil laser. Le faisceau du projecteur passa, et nous nous retrouvâmes dans les ténèbres, attendant qu’il repasse… J’entendis un petit hoquet aiguë à ma droite. Je me tournai vers juliana mais je ne pouvais pas la distinguer dans les ténèbres. il y eut un second cri très bref. J’étais inquiet, juliana ne répondait pas à mes appels. Lorsque le projecteur nous éclaira, je vis le corps de ma camarade sur le sol, recouvert de sang, le ventre et le thorax perforés. Me projecteur s’arrêta sur le cadavre. Je relevai les yeux et vis une silhouette se découper dans le cercle parfait de la lune, elle n’avait rien d’humaine. l’alarme se déclencha et l’horreur commença :
Des soldats arrivèrent en renfort tandis que j’essayais d’ajuster le lictor dans mon viseur. La bête se déplaçait à une vitesse incroyable malgré sa taille. il bondissait, donnait de grands coups de griffes, mordait tout ce qui passait à portée. Sa peau changeait de couleur, si bien qu’il était presque invisible. Les tirs croisés de trois soldats le stoppèrent net, j’en profitait pour me caler sur sa tête monstrueuse et tirer une salve. Il fut projeté contre le mur d’enceinte et il fut pulvérisé par l’explosion de plusieurs grenades à fragmentation. Tout le monde s’agitait, les alarmes retentissaient de partout, le lictor avait réussi a tuer cinq soldats en plus de juliana. Notre sergent nous fit mettre en formation groupée. des véhicules arrivèrent sur les lieux pour éclairer la plaine devant nous. ce fut un spectacle terrifiant. des centaines de créatures, genestealers, termagants, hormagaunts sortirent des hautes herbes, des fourrés, tombèrent des arbres. Agissants comme une seul âme, les tyranides se jetèrent à l’assaut. Les quelques escouades qui avaient eut le temps de se préparer ouvrirent le feu. On vit une bonne dizaine de créatures tomber mais il en arrivait encore et toujours et nous ne pouvions pas savoir si ceux qui étaient touchés étaient morts. Au moment du choc du corps à corps, nous fûmes massacrés. la résistance de ces monstres est incroyable, de plus ils ne ralentissent pas même s’ils ont des membres en moins. Alors que les corps déchiquetés de soldats volaient en l’air au-dessus des genestealers, le sergent donna l’ordre de se replier à l’intérieur des bâtiments en construction derrière nous. Par chance, j’étais resté à l’arrière des troupes et je fus le premier à passer les portes.
Une fois à l’intérieur, je me retournai pour assister impuissant au carnage. Nous étions, Günter, le sergent et moi, les seuls à avoir pu se replier. Lorsque le sergent ferma les lourdes portes blindées, on entendait encore nos camarades pousser des hurlements d’agonie. Nous étions dans un entrepôt complètement vide et sans toit. Tôt ou tard, les ennemis allaient trouver un moyen d’entrer. Il n’y avait nulle trace des autres sections. Nous n’avions aucun moyen de communication. Le sergent déclara qu’il fallait fuir au plus vite, qu’il fallait trouver les modules d’évacuation spécialement conçus pour rejoindre rapidement le vaisseau-mère en orbite. Le plus terrifiant avec les tyranides, c’est qu’ils n’ont quasiment pas de conscience. Ce sont des machines à tuer, sans âme, sans haine ; ils ne nous détruisent que pour étendre leur domination, pas parce-qu’ils nous déteste. Tout cela j’en pris conscience d’un coup, alors que les bruits de griffes contre les portes devenaient de plus en plus insoutenables. N’ayant plus aucune issues, nous avons décidé de passer par les souterrains qui devaient servir à relier tous les bâtiments entre eux. Alors que nous avions parcouru une centaine de mètres dans le tunnel, sans lumière, nous entendîmes les bruits des griffes des monstres qui investissaient l’entrepôt. ne pensant plus qu’à notre survie, nous nous mîmes à courir dans le noir total, sans réfléchir à l’endroit où cela pouvait nous mener. Derrière nous, les pas des genestealers étaient de plus en plus proches. Günter se retournait de temps en temps pour faire feu au hasard. A chaque flash de lumière, je pouvais voir la terreur sur le visage du sergent, lui qui avait été un modèle de courage pour nous tous. après un volée d’escaliers, nous arrivâmes dans ce qui semblait être une station scientifique. il y avait en face de nous l’entrée d’un autre tunnel et à droite une porte fermée. Günter marchait à reculons et tirait comme un fanatique dans le couloir sombre.
Je l’imitai tandis que le sergent courait ouvrir la porte qui, selon ses cris, menait aux modules d’évacuation. soudain, on entendit des hurlements venant du deuxième couloir. Puis, de l’obscurité jaillit des flots de sang mêlés de chairs et d’os. Je n’avait jamais rien vu d’aussi abominable. Le sergent avait enfin réussit à ouvrir la porte quand Günter et moi lançâmes deux grenades à fragmentation aux milieu des genestealers et hormagaunts que le couloir vomissait. Du trou béant d’où avait giclé le sang, un lictor émergea. Les portes des vaisseaux d’évacuation étaient ouverte. je courus vers ce qui était ma dernière chance. Günter était à mes côtés. Le sergent se fit happé par les crochets du lictor qui le mit en charpie. Mon camarade tomba sur le sol en émettant un grognement sourd. Sans réfléchir, je l’attrapai par le bras, le traînai jusqu’à l’intérieur du vaisseau et frappai le bouton de lancement d’urgence. Dans un bruit de tonnerre, le vaisseau décolla. Le soleil se levait enfin. Pendant la montée, je vis les infrastructures et les hectares de prairie autour qui grouillaient de dizaines de milliers tyranides. Je craignais que nous ne soyons que les deux seuls survivants…
C’est alors que je me tournai vers Günter et je vis qu’il avait eut les jambes arrachées. Son regard mort fixait le plafond.

Texte écris par Sorvan
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† Léviathan †
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MessageSujet: Re: récit tyranide   16th Septembre 2006, 14:55

Magnifique ...
J'adore la dernière phrase, elle relate à la perfection la manière dont cela aurait pu se passer, et donne une sensation d'émotion, en quelques sortes ...

Néanmoins, je trouve ca un peu anti-fluff de ne voir aucune mension de gargouilles dans le texte, normalement, le module de survie aurait dû être poursuivit par ces abominations nan ?

En toux cas, ce type est doué ! Very Happy

Lévia'
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gauntus_gloutonus
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MessageSujet: Re: récit tyranide   16th Septembre 2006, 15:01

Léviathan a écrit:
Magnifique ...
Néanmoins, je trouve ca un peu anti-fluff de ne voir aucune mension de gargouilles dans le texte, normalement, le module de survie aurait dû être poursuivit par ces abominations nan ?


En même temps, un module de survie va vite non alors les gargouilles n'ont pas pu le poursuivre, enfin ce n'est que ma théorie

mais c'est vrai quand on lit, on est pris d'une sensation étrange
surtout le " il n’y avait plus du tout de bruit", on s'imagine la nuit calme prête pour l'horreur.
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Sanguinius
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MessageSujet: Re: récit tyranide   16th Septembre 2006, 16:09

exellent ! j'adore , l'atmosphére est parfaitement décrite , et on s'imagine bien le stress du pauvre petit G.I quand il se rend compte qu'il est le dernier en vie ...
vraiment , j'adore ^^
_________________
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MessageSujet: Re: récit tyranide   16th Septembre 2006, 23:14

Excellent ce récit, court, simple, précis. Il reflète parfaitement le contexte d'une attaque d'éclaireurs Tyranides ; des gen', des lictors et quelques autres créatures mais pas trop. Une puissance de choc terrifiante et surtout un aspect principal : LA PEUR !! Les G.I sont effrayés face à un ennemi inconnu et plusieurs fois supérieur en nombre. J'adore également le fait que ce soit de jeunes recrues très enthousiastes de combattre pour l'Empereur qui se retrouvent confrontées à l'horreur d'un combat ( perdu d'avance ), et qu'elles se rendent compte de ce que c'est.

En clair, moi je dis 20/20 !! Il faudrait que tous les récits soient comme ça, et qu'on voit moins de récits du genre : " et Maximus le super chevalier gris de la mort il s'est fait une flotte ruche ce matin après le ptit dèj' et il s'est mangé un ost démoniaque à midi avant de finir par une waaaagh ork au goûter ..." ( même si c'est très fluff vous en conviendrez lol !!
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